Une idée germe, une interruption... Elle s'efface ! Qui ose interrompre une naissance ? Le temps est encore seul maître de telles choses, n'est-il pas ? Alors quel humain est-il capable de respecter aussi peu les lois fondamentales qui régissent le monde et l'esprit.
A nous, leurs contours apparaissent, elles se dessinent, elles se détaillent et peu à peu se précisent en l'écoulement de quelques grains de sablier.
Avant qu'un autre ne me les vole, les fasse s'enfuir à nouveau, il me faut leur donner forme ! Les inscrire sur quelques pages ou bien sur quelques centimètres quelconque.
S'il me fallait encore les attendre un temps de plus, le rythme en serait faussé. Le tempo s'altererait. Il me le faut garder intact. Il me faut terminé en beauté.
L'idée s'inscrit enfin sous la forme que je désire elle me permet de dire, de faire savoir. Elle est, et c'est déjà plus qu'assez. Elle nait, elle se fait connaître et s'inscrit. Elle s'écrit puis se lis. Elle vit.